" />

IRONMAN HAWAI édition 2016

Samedi huit octobre, six athlètes beaunois sont au départ parmi les 2300 finalistes mondiaux, tous sont finisher.

Thomas DUREY (9 H 41. 262° & 62° de sa catégorie) réalise une très bonne natation en 54'27 sans pour autant se mettre dans le rouge. Après un bon départ à vélo il entame la highway bien en jambes et garde le rythme dans les montées qui se succèdent. Après le demi tour au 95° km le retour se fait en grande partie face au vent. Malgré l’effort supplémentaire que cela nécessite Thomas pose le vélo pas trop entamé et démarre prudemment au marathon, il garde le rythme de 13 km/h jusqu'à la sortie d'Energy Lab, soit une base de 3h15 pour les 42,195 KM. Retour difficile sur la highway et explosion musculaire. La chaleur du bitume détruit progressivement...douleurs aux jambes, crampes. Les 7 derniers km semblent interminables. Il passe sous l’arche d’arrivée après une course pleine et un marathon couru en 3h30.

Sylvain DENIS (9 H 26. 130° & 21° de sa catégorie) Bonnes sensations en natation, les 3,8 KM passent relativement vite, aucun problème d’orientation et les bras tiennent le coup. Transition tranquille, Sylvain retrouve facilement son vélo dans l’immense parc et c’est parti pour 180 km dont dix en ville avec du monde partout ! Sur la Queen K c’est un peu plus dégagé et il continue à remonter des coureurs, sans jamais se faire doubler. Quand le vent se lève tout le monde est planté à moins de 30km/h et des groupes commencent à se former, ils se disloquent à la faveur du long faux plat qui suit le demi tour. Sylvain pose le vélo après 4h52 d’effort, son mental est bon. Une bonne dose de crème solaire et c’est parti pour le marathon. L’allure est correcte mais quelques douleurs stomacales l’obligent à marcher un peu au 16° km, à Palani Road. A partir de là un rituel de ravitaillement s’installe : éponges pour se rafraîchir, gobelets d’eau et glaçons. Par chance les nuages protègent les triathlètes sur la partie habituellement la plus chaude de la course à pied. Malgré cela c’est mentalement difficile pour lui, la monotonie du parcours le mine. Mais tous ses supporters l’attendent en ville et c’est euphorique qu’il franchit, pour la première fois, cette FINISH LINE mythique.

Sentiment plus mitigé pour Anthony PHILIPPE (9 H 31. 176° & 8° de sa catégorie) qui en tant que compétiteur était à HAWAI avec pour objectif un TOP 5 dans sa catégorie. Sa très belle 8° place le déçoit un peu mais le niveau est tellement élevé à Kona que tout se paye cash : un coup de moins bien sur le marathon et on se fait passer sans autre forme de procès (Un marathon qu’il boucle en 3 H 17 !) Malgré tout Anthony est satisfait de son temps en natation et de celui qu’il réalise à vélo. Pour mémoire il s’agissait de sa douzième participation à cette finale mondiale.

Denis LEGOUGE (9 H 59. 448° & 39° de sa catégorie) est finisher à HAWAI pour la 6° fois. Il n’a pas tout à fait réalisé la course qu’il espérait mais passer la ligne d’arrivée à KONA reste un événement exceptionnel, quel que soit le temps final. Ce fut pour lui un réel plaisir d'être ici et de partager ce moment avec ses camarades du ROUGEOT BEAUNE TRIATHLON.

Olivier GASC (10 H 39. 866° & 123° de sa catégorie) était à Kona pour se faire plaisir et gouter pleinement la chance d’être au départ parmi les 2300 finalistes mondiaux. Mission accomplie ; c’est tout sourire qu’il franchit la ligne d’arrivée.

Pour Benoit RACADOT (11 H 33. 1374° & 200° de sa catégorie) les choses furent un peu plus compliquées. Blessé depuis plusieurs semaines logiquement il n’aurait jamais du prendre le départ. Mais difficile, pour ne pas dire impossible, d’être raisonnable quand on a la chance (et que l’on s’est donné les moyens) d’être sélectionné pour la sixième fois à la finale IRONMAN. Après une bonne natation: 59 minutes. Et 180 km à vélo bouclés en 5 H 01 Benoit termine sa course en gérant le marathon de manière à préserver son intégrité physique.

Un grand bravo à tous !

Crédit photo www.trimes.org

Dans cet article